Bakou... De la chaleur et du vent, beaucoup de vent. A part ca, une ville ou l'on sent la richesse, ou il y a surement des sites touristiques (surtout aux alentours), mais on a surtout profite d'etre dans une ville moderne pour faire un peu d'administration du voyage: lessive, echange de monnaie, poste, blog... Et puis, on s'est prepare psychologiquement a entrer au Turkmenistan.
He oui, finalement, on a decide de passer par le Turkmenistan et de se plier aux regles: visa touristique, lettre d'invitation, guide d'agence, hotel impose...
Une fois les papiers necessaires obtenus, il est temps de prendre le bateau. Et l'aventure commence des le guichet! Le personnel, qui ne parle bien entendu que russe ou azeri, nous indique tout d'abord que le bateau est plein, puis qu'il y en a un apres, a des prix prohibitifs (on est des touristes ou pas?)... Finalement, vers 9h30 du matin, on obtient des billets pour le ferry de midi ou peut etre 14h. En cabine, pour le prix de 100$ par personne ! On est rejoint par un couple suedo americain croise plus tot en Georgie.
Et puis, on attend. Vers 14h, movement de foule (ok, on n'est qu'une dizaine): Le bateau avant le notre demarre.
On attend. Pour nous faire patienter, l'armee de l'air Azerie nous a concocte une parade aerienne plutot chouette. Bon, quand on a des avions et plein de petrole, ca aide aussi...
Ces rejouissances terminees, pour changer, on attend.
Enfin, on nous amene a la frontiere, qu'on passe facilement. Puis on monte sur le ferry ! Imaginez notre joie, il est 18h! Le personnel de bord nous montre nos cabines: malheureusement, elles sont deja occupees... Il nous faut donc payer a nouveau 10$ pour obtenir une cabine de l'equipage avec salle de bain personnelle.
Et puis, on attend: Le bateau n'a pas encore bouge. Mais ca change : on est sur le bateau !
Vers 21h, un message passe dans les hauts parleurs et on demarre.
Et c'est parti pour une traversee de 12h environ. En quittant Bakou, nous observons emerveilles, les magnifiques arc-en-ciel sur la mer noire de petrole (snif).
On ouvre les provisions, on dine, on papote avec nos co-voyageurs auxquels se rajoute un pasteur turkmene.
Le lendemain matin, nous nous reveillons sur une mer tout aussi plate, mais bleue, devant Turkmenbachi, notre port d'arrivee. Mais c'est louche, on ne bouge plus. L'ancre est jetee et on attend.
On sort les jumelles pour observer les alentours et on attend.
On petit dejeune, on dejeune, on dine et on attend.
On ecoute les histoires d'Ali qui nous parle d'amis restes 10 jours devant le port... et on attend.
En face de nous, sur la plage, nous tentons d'apercevoir nos guides, payes pour se baigner en nous attendant. Et on attend.
Enfin, le lendemain matin, apres 48h d'attente et presque a court de vivres, on arrive au port. Mais, on attend encore ! Cette fois, on attend le docteur et la douane qui doivent venir nous examiner et nous faire descendre sur le sol turkmene par la porte des marchandises car le personnel Azeri n'est pas autorise a descendre.
Notre guide facilitant les choses, nous passons la douane et nous arrivons au Turkmenistan !
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