Bon, déjà presqu'un mois qu'on est rentré... Faudrait penser à finir notre récit !
De Nasca, on file vers Lima pour enchainer avec un bus pour Huaraz. Pas facile, vu qu'on est dimanche de Pâques, fin de la semaine sainte, où tous les Péruviens et surtout les habitants de Lima en profitent pour voyager. Du coup, on se retrouve dans une queue gigantesque en espérant qu'il restera des places dans un bus pour Lima. Eh bien, les Péruviens sont là dessus bien organisés, on n'attend pas si longtemps et le bus part 5 min après l'achat des billets.
Arrivée à Huaraz à 6 heure du mat'... Certes, c'est tôt, mais beaucoup de villes péruviennes sont déjà levées à cette heure ; beaucoup, mais pas Huaraz. Du coup, pour trouver un hôtel, ce n'est pas simple. On finit tout de même par trouver une porte ouverte et un bon lit bien confortable.
Après une petite sieste, on part à la recherche d'information pour faire un trek dans la région. Déjà, veut-on partir seuls avec notre tente et notre réchaud ou bien, part-on avec un guide et des ânes ?
Après réflexion, on est fatigués voir un peu malade et surtout, on est en saison des pluies, ce qui signifie que tous les soirs, dés 15h, il pleut jusqu'à 18 ou 20h... Seuls sous notre petite tente où l'on ne tient pas assis, ça risque d'être l'enfer. On opte donc pour le trek Santa Cruz avec le guide, les ânes et surtout, la grande tente commune où l'on pourra laisser tomber la pluie en position debout !
Notre départ est retardé parce que les 3 personnes qui devaient venir avec nous ont décommandé. Du coup, on nous offre une matinée d'escalade dans un lieu idyllique. A quelques minutes de la ville, nous voici aux pieds des montagnes, le long d'un torrent avec depuis la première fois depuis notre arrivée une vue sure les cimes environnantes puisque les nuages se sont enfin levés.
Ça pourrait être vraiment chouette, mais Vincent est un peu têtu et puis le guide nous propose des voies trop difficiles pour notre niveau. Vincent insiste et finit par perdre sa bonne humeur, se fait quelques égratignures et s'assure de bonnes courbatures pour le lendemain...
Départ tôt le matin... On se retrouve avec 2 québécoises comme compagnes de trek. La route est belle, pleine de beaux sommets à observer et quelques jolis lacs à photographier (sisi, avec notre super Kodac clic-clac). Enfin, on arrive au village de départ où l'on mange un casse-croute en attendant que les ânes soient bâtés. C'est parti ! On descend le long d'une vallée très calme, avec quelques petites maisons et des petits troupeaux de vaches le long d'un ruisseau. On ne marchera pas si longtemps que ça est pourtant, je suis bien contente d'arriver au camp, je suis crevée... C'est peut-être l'altitude (notre point de départ était déjà à plus de 3000m). Ce soir, les nuages se sont levés, nous laissant apercevoir les magnifiques cimes qui nous entourent dans la lumière du coucher de soleil. Très chouette !
Le lendemain, grosse journée : On doit passer le col du trek... à 4700m tout de même ! Alors, on monte, on monte, on monte... Et on mache de la coca qui nous aide à reprendre notre souffle. Dommage, tout le haut des montagnes est dans les nuages. Les ânes qui étaient restés pour ranger le camp à notre départ, nous rattrappent au col. La neige se met à tomber sur les derniers mètres de montée... Puis s'arrête le temps qu'on fasse une pose. C'est magnifique ! De l'autre côté du col, on découvre de merveilleux lacs et surtout, loin devant, le soleil.
Allez, plus que de la descente avant le campement du soir. On descend sous de la pluie légère. On arrive vers 13h au camp et on fait les derniers pas en courant sous la pluie torrentielle qui s'est déclenchée plus tôt que prévu et on se met à l'abri dans la tente déjà monté par les muletiers. Ouf ! Il pleut sans discontinuer jusqu'à l'heure du coucher de soleil où à nouveau, comme par magie, tous les nuages se soulèvent et l'on peut voir les sommets merveilleux dans la lumière rose et dorée du soir.
Cette fois, c'est une étape entière de descente qui nous attend. Pour l'agrémenter un peu, on commence par une petite digression sympathique dans une vallée aux chevaux tranquilles. On était supposé y voir le sommet "Paramount", mais les nuages le cache. On remontera en tout cas, jusqu'à un joli lac au pied d'un glacier. Nous on ne s'en lasse pas.
Puis, on descend, on descend, on descend... Puisque c'est la saison des pluies, les cours d'eau prennent un peu de liberté et se retrouvent sur les chemins. On joue donc à "saute cailloux si tu veux garder les pieds secs"... C'est crevant. Et surtout, c'est très très long. Au bout d'un moment, l'humeur n'est plus vraiment joyeuse et insouciante, malgré le soleil, mais plutôt aux fameux "quand est-ce qu'on arrive". Et on n'arrive toujours pas. On passe un groupe que l'on retrouve tous les soirs au campement, mais leur campement est trop petit, on continue à descendre encore une bonne heure avant de trouver notre mûletier, qui a installer le campement à peu près (la tente des canadiennes est montée à l'envers). Je le soupçonne fortement d'avoir été si loin pour que l'étape du lendemain soit courte...
Mais bon, il est vrai que le coin a du charme : on est au pied d'une cascade. Cela signifie aussi, moustiques... Et surtout, on aurait bien profité un peu du soleil, mais il vient de se coucher au fond de la vallée. On a vraiment marché trop longtemps.
En effet, la dernière étape sera d'un peu plus d'une heure... Tout ça pour attendre un bus pendant 2 heures... Bref, oublions, la ballade était splendide, les canadiennes très sympathique, le guide connaissait le chemin, et on a même pas eu tant de pluie que ça...
En conclusion, c'est un trek qui vaut le détour. Il est probablement encore plus beau pendant la belle saison, mais alors, vous vous exposez à des hordes de touristes. On a plutôt été chanceux : pas trop de touristes et quand même du soleil !
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