On traverse le Turkmenistan d’ouest en est a vive allure. Pas de temps a perdre puisqu’il nous reste 4 jours pour rejoindre l’ouzbekistan. La route traverse du desert et encore du desert, chaud, tres chaud malgre les fenetres grandes ouvertes (la clim, ca consomme trop d’essence parait-il). A droite, on longe les montagnes qui separent le Turkmenistan de l’Iran. A gauche, c’est tout plat et jaune. Puis on rejoint le canal de Karakoum, qui prend (ou vole) l’eau de l’Amou Darya pour irriguer tout le Turkmenistan. On le suit et meme si on n’en voit pas l’eau, on le repere facilement a la bande verte de quelques kilometres qui l’entoure.
On fait un stop a Parau Bibi. C’est LE lieu de pelerinage pour les femmes turkmenes qui viennent y deposer leurs voeux de fertilite. Laissant Vincent a la porte, j’entre donc dans une petite mosquee puis dans une grotte noire. Au fond de la grotte se trouve une fissure, endroit exacte ou la montagne s’est ouverte pour proteger une vierge d’un viol. C’est la qu’il faut adresser ses prieres. En sortant, l’imam m’offre une layette et une petite serviette Winnie ! Signe de fertilite ?! Arrives a Ashkabat de nuit, on passe rapidement devant 2 enormes mosquees. Puis on traverse la ville pleine de tours blanches eclairees et de palais de verre et d’or.
Le lendemain, nous sommes libres de guide : on peut visiter seuls la ville. On est un peu a court de mots pour decrire la ville. On passe sur des grandes avenues au milieu de luxueux building blancs de marbre et vides, puis dans des parcs tires a quatre epingles et vides, puis le long de palais mirifiques et de statues d’or representant le 1er president (pour faire simple, il s'est lui meme renomme Turkmenbashi = grand Turkmene...). La ville est quasiment vide. Toute la vie est concentree au bazar russe ou l'on nous renvoie invariablement des que l'on cherche quelque chose : change, dejeuner, carte postale, eau... Grandioses, ridicules, ou les deux a la fois, on se lasse assez vite de cette surenchere de monuments, de faste et d'ordre. Difficile de sortir des sentiers battus pourtant, car au moindre faux-pas, un policier surgit pour vous rappeler a l'ordre. Il ne nous reste plus donc qu a rentrer dans le (forcement) luxueux hotel reserve pour nous par l'agence, avant 23h car apres, c'est couvre-feu (pour notre bien, selon notre guide de la veille). Seulement, il faut d'abord trouver un taxi dans la seule capitale ou il y a trop de rues pour si peu de voitures, donc ce n'est pas simple...
Le lendemain, pour changer de la ville deserte, on a RDV avec le vrai desert.
Commentaires sur cet article mam isa Parau Bibi, c'est vrai que ça marche... la preuve avec notre Bibi !
Attends la fin de ton voyage pour vérifier, ce sera mieux. Garde quand même la layette, et le petit ourson !
Bisous
mam isa Pourquoi 1984 ?
Quelle langue pour communiquer ? et peut-on communiquer avec la population (si on trouve quelqu'un) ?