En route pour Darvaza! Nous partons dans le desert en quete des fameux crateres de feu. Nous ne sommes pas seuls, loin de la: nous retrouvons une guide de l'agence, un chauffeur, ainsi qu'un couple d'allemands (qui eux ont obtenu un visa de transit: le monde est injuste!!!). Pour ce trajet, l'agence a affrete un 4*4 Russe (periode sovietique), spacieux, et forcement inusable...
Apres une route a peu pres tranquille (malgre le chauffage du vehicule et les fenetres qui ne s'ouvrent pas), nous arrivons enfin sur le site ou se dressait autrefois le village de Darvaza, aujourd'hui raye de la carte. Selon notre guide, c'etait a cause du train ou a cause des morts dues au cratere (la destruction a eu lieu 50 ans apres les morts, c'est bizarre...). Selon d'autres sources moins officielles, le village, ni blanc, ni dore, sans palais, mais avec des gens (pauvres, en plus!), n'a pas plus au Turkmenbashi lors de sa visite pour inaugurer le train. Exit donc le village, et les gens (dieu sait ou...).
Puis la nuit tombant nous filons directement au cratere. En chemin, le chauffeur nous fait le coup de l'enlisement mais comme tout se passe toujours bien nous repartons et nous arrivons au cratere: une poche de gaz qui a pris feu accidentellement il y a 50 ans et qui brule encore aujourd'hui pour le bonheur des touristes comme nous. Tres joli, quoique un peu chaud sur les bords. En route, nous croisons un serpent, le Gurza, aussi mortel que le cobra mais stupide, car il ne s'enfuie pas a l'approche des humains... Bon cette fois tout se passe bien. Notre guide nous raconte 1000 histoires des nuits qu'elle a passee au bord du cratere. Apres quoi nous lui montrons comment deplier sa tente et ouvrir son sac de couchage...
Le lendemain, on file vers la frontiere Ouzbeke, avec juste un stop a Konye Ourgench, ancienne capitale regionale ... de l'Ouzbekistan (Kharezm) et jadis centre du monde islamique. Il en reste aujourd hui peu de choses, mais ce qu il subsiste est plutot beau, et fait une transition avant les grandes villes historiques qui nous attendent de l'autre cote.
Passage de frontiere sans encombre, grace sans doute a notre guide, nous partons pour Noukous, toujours en compagnie de Guizbert et Anke, nos nouveaux amis allemands. |